Au mois de décembre dernier, pendant mon 8ème mois sous Roaccutane, une dermite péri-orale est apparue sur mon visage.
Par méconnaissance, j’ai cru qu’il s’agissait d’eczéma (j’étais en vacances à ce moment-là et suis habituée à l’eczéma).
J’ai donc entrepris de traiter sans avis médical cet « eczéma » par le biais de soins nourrissants et de crème à la cortisone. L’enfer a suivi !

Plusieurs erreurs

  • La première ayant été de croire qu’il s’agissait d’eczéma sans avis médical et de faire de l’auto-médication. En gros, j’ai appliqué quasi-quotidiennement de la crème à la cortisone pendant 4 mois sur mon visage.
    J’étais tellement persuadée (et j’avais tellement d’autres choses à gérer) que je n’ai pas consulté de médecin pour cette raison.
  • Aussi, je tiens à souligner que j’ai vu ma dermatologue fin janvier, pour l’arrêt du traitement Roaccutane, qu’elle a osculté ma peau mais qu’elle n’a rien mentionné à ce sujet.
    Je lui ai dit que c’était de l’eczéma, elle l’a pris pour argent comptant et basta…
  • Mon manque de prise en considération des éléments déclencheurs des apparitions de la dermite. Elle s’est déclarée après un très gros choix, générant une forte réaction émotionnelle et elle est réapparue encore plus puissamment après une très grosse peur et un choc émotionnel.

Une maladie chronique

La dermite est une maladie de peau chronique et récidivante, au même titre que l’eczéma et le psoriasis. C’est pour cela que ces maladies sont facilement confondues et qu’il est important d’avoir un avis médical avant tout traitement.
Pendant 3 mois, j’ai donc appliqué une crème à la cortisone sur les plaques qui apparaissaient sans rien changer d’autres. Jusqu’à ce que mon état empire et que je pleure de douleur tellement mon visage brûlait.
J’ai même cru qu’il s’agissait d’une allergie alimentaire tant les plaques étaient inflammées et « soudaines ».
Ma médecin généraliste a réussi à me prendre en urgence et a enfin posé un vrai diagnostic : une dermite séborrhéique.
La cause ? Un champignon microscopique qui jouerait sur une dysfonction du système immunitaire pour s’activer !
Comment ? Par poussée, en créant des lésions inflammatoires sur les zones où la sécrétion de sébum est la plus importante.
Me concernant, la dermite était avant tout située autour de la bouche et des yeux, mais s’est étendue sur l’ensemble du visage et du cou.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en compte, mais je retiendrais : le stress, la période hivernale, un abus de produits cosmétiques gras et un mauvais traitement.

Mon traitement

Il a fallu prendre son mal en patience, et c’est peu dire. J’ai été rouge et boursouflée pendant deux mois.
D’abord, la médecin m’a donné un traitement anti-fongique et de la crème à la cortisone. Tout est rentré dans l’ordre au bout d’une semaine puis lorsque j’ai arrêté le traitement, tout est revenu.
Désespérée et fatiguée, je me suis tournée vers l’Internet et la naturalité : certains dermatologues conseillent de ne rien faire. Mais vraiment RIEN, c’est-à-dire une détox totale de la peau pendant plusieurs mois.
Je me voyais mal ne rien faire tant ma peau démangeait !
J’ai donc décidé de suivre les recommandations à moitié : arrêter le traitement du médecin (cortisone et anti-fongique) et ne rien mettre d’autres sur ma peau que de l’hydrolat de camomille et du macérat huileux de camomille. La camomille est réputée pour ses vertus ultra calmantes et apaisantes.
Je remercie d’ailleurs les filles du Tiroir aux Essences qui m’ont super bien conseillé !
Bien sûr, la dermite est revenue mais j’ai réussi à mieux la vivre car l’apaisement apporter par la camomille était un soulagement.
Je dois aussi dire que j’ai changé de nettoyant visage sur les conseils d’une copine experte (Alex, merci!) car le savon que j’utilisais à déséquilibrer ma peau au fur et à mesure à cause de son pH basique !
Depuis, j’utilise la crème nettoyante douce Grace de Antipodes et elle m’a beaucoup aidé à apaiser ma peau en nettoyant en douceur.

Petit à petit, la dermite s’est réduite.
Mais les foyers principaux situés autour de la bouche et des yeux restaient présents et menaçaient de se développer chaque jour.
Je suis donc retournée chez la médecin qui m’a à nouveau prescrit un anti-fongique pour « défoncer » ces derniers foyers.
Je n’ai pas utilisé de crème à la cortisone car ma peau en était enfin sevrée. Il suffisait juste de continuer ma routine douce et apaisante tout en éliminant les résidus de dermite.

Après 6 mois de dermite….

Je peux dire que j’en suis débarrassée. Consciente que c’est une maladie de peau qui peut revenir, je saurai désormais comment la reconnaître et la traiter !
Ça a été lourd à supporter au quotidien ; je n’ai pas pu me maquiller pendant 3 mois, j’étais constamment irritée, rouge, avec des boutons et des squames. Les récidives sont les pires moments, quand on croit que ça va mieux et que ça revient…
Mais j’ai compris que mon corps voulait aussi me dire quelque chose par ce biais ; que je lui avais fait du mal avec Roaccutane, que quelque chose n’allait pas dans ma tête…
La peau est un organe émonctoire, il ne faut jamais jamais l’oublier ! Si elle réagi, c’est pour être une alarme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*