Avant-propos

Ah les règles, un sujet si tabou… Pourtant, il concerne la moitié de la population terrienne, aka les femmes, pendant au moins la moitié de leur vie. Ma génération et celles de ma maman et ma grand-mère, ont été éduquées à cacher ce « problème féminin ». Heureusement aujourd’hui, l’éveil des consciences rappelle haut et fort que « HELLO, CE PROBLÈME N’EN EST PAS UN ». Non, ce n’est pas un « problème de filles », c’est la société qui problématise cet aspect de nos vies.
Parce que c’est LA vie, désolée de vous l’apprendre Messieurs, mais sans nos cycles menstruels, personne ne serait ici. Les règles sont naturelles, saines et signe de bonne santé.

Saviez-vous que les phéromones diffusées au cours des différentes étapes du cycle menstruel conditionne aussi le désir de votre partenaire ?
Aviez-vous déjà remarqué que les femmes qui vivent sous le même toit, ou qui se côtoient régulièrement, ont souvent leurs règles en même temps ? Les cycles menstruels féminins se synchronisent grâce aux échanges de phéromones. Dans quel but ? La survie. Notre technologie évolue vite, mais pas notre corps. À l’époque donc, cette synchronisation permettait qu’une autre femme puisse assurer la survie d’un enfant en l’allaitant si sa mère mourait.

Rappelons que le cycle féminin est composé de 4 phases regroupées en 2 parties :

1ère partie du cycle : – La phase folliculaire : Les hormones oestrogènes préparent les ovaires et l’utérus à une éventuelle grossesse en épaississant l’endomètre, la muqueuse utérine.
– La phase d’ovulation : Un pic hormonal fait expluser un ovule mature d’un des ovaires dans la trompe de Fallope. Il voyage alors jusqu’à l’utérus.

2ème partie du cycle : – La phase progestative ou lutéale : elle commence au moment de l’ovulation sous l’influence d’une autre hormone, la progestérone. L’endomètre s’épaissit davantage et s’apprête à recevoir l’ovule fécondé.
– La phase menstruelle : si l’ovule n’est pas fécondé, il disparaît. L’endomètre se nécrose et est évacué : c’est son élimination progressive sur quelques jours qui constitue les règles.

Et ce, tous les mois. SI vos cycles sont naturels c’est-à-dire que vous n’êtes pas sous contraception ou que votre contraception n’est pas hormonale et n’intervient donc pas sur le déroulement de ces phases. (Un article sur le sujet ?).
Ce travail fournit par le corps n’est pas anodin et il génère de nombreux symptômes pré-menstruels (gonflements, seins douloureux, maux de têtes…). Chacune réagit différemment mais les règles sont, d’une manière assez générale, un moment synonyme de malaise voire de douleurs.

Personnellement, j’ai des règles très douloureuses depuis toujours et j’ai été mise sous pilule pour palier à ce problème relativement tôt (13 ans). J’ai changé de contraception par choix il y a 2 ans, pour passer au D.I.U (Dispositif Intra Utérin ou stérilet) au cuivre, non hormonal. J’ai redécouvert mes cycles « naturels » mais aussi douloureux, et l’inconvénient du D.I.U qui a tendance à accentuer les douleurs chez certaines femmes.
Un à deux jour par mois, je suis tordue de douleur, à en vomir parfois ou à en faire des malaises. Et les médicaments n’y changent pas grand chose.

Il devient urgent que je trouve une solution pour continuer à vivre malgré cette journée, qui ne tombe jamais au bon moment (vous savez, la réunion méga importante, la soutenance de mémoire, le journée de voyage…).

 


LIVIA, le bouton STOP pour les règles douloureuses

Pour rappel :

  • 9 Femmes sur 10 souffrent de crampes pendant leurs cycles menstruels.
  • 1 Femme sur 10 souffre d’endométriose. Cela provoque des violentes douleurs pelviennes, abdominales ou lombaires.
  • 72 million de femmes en Europe vivent dans l’inconfort ou la douleur tous les mois

Livia promet donc de soulager tout ça en stoppant les douleurs liées aux règles.

Comment ça marche ?

Le concept est assez simple à comprendre et je fais appel à mes cours de neurobiologie de licence pour vous l’expliquer (appelez-moi Professeuralacannelle).

Quand vous vous blessez (doigt dans la porte, orteil dans la table…), un influx nerveux informe votre cerveau qu’il faut ressentir de la douleur. Cette douleur est transmise au cerveau par les nocicepteurs, c’est-à-dire les récepteurs sensoriels de la douleur. Pourtant, parfois vous vous blessez mais vous ne vous en rendez pas compte (coupure, égratinure…). C’est ce qu’on appelle « le contrôle descendant de la douleur ». Il s’agit de voies nerveuses qui descendent du cerveau pour aller réduire le signal nociceptif en provenance du corps qui chemine dans les fibres ascendantes dont nous parlions au-dessus.

Livia est basée sur cette « théorie du portillon » car on parle de « portes » qui, tout au long des fibres ascendantes de la douleur, peuvent se fermer pour rendre plus difficile le passage de l’influx nociceptif.
En réalité, Livia ne stoppe donc pas la douleurs des règles, dans le sens où elle n’agit pas sur le myomètre (le muscle de la paroi utérine qui se contracte pour éjecter l’endomètre), mais via les électrodes avec un influx nerveux pour « fermer les portes » et empêcher la douleur de monter au cerveau.

Cette technologie est issue des TENS (NeuroStimulation Électrique Transcutanée), reconnue par le corps médical et notamment utilisée par les kinésithérapeutes.

L’utilisation de cet appareil est soumis à de nombreuses contre-indications sérieuses donc renseignez-vous bien.

C’est efficace ?

Pas la peine de faire durer le suspens : oui. Oui, ça fonctionne car oui, je ne ressens plus la douleur une fois mis en marche.
MAIS, je n’ai pas aimé utiliser cet appareil.
Il est très petit, il a un beau design et passe inaperçu. Une fois que les électrodes sont en place sur le bas ventre, je les branche à Livia que je clipse à mes vêtements, ce qui est top.

Je le mets ensuite en marche et je retiens mon souffle en l’allumant car, forcément, il envoie une petite impulsion électrique. Ensuite, je règle l’intensité (+ ou -) afin de faire instantanément disparaître la douleur !
Mais mon soucis, et j’en ai discuté avec d’autres femmes, c’est que les « chatouillements »  produits par l’impulsion électrique ne sont pas indolores : on les ressent et ça peut être gênant. Surtout si, comme moi, on a besoin d’avoir l’appareil allumé non-stop pendant 24h…
Et c’est là où le second problème apparaît pour moi : garder les électrodes collés à la peau pendant un certain temps me vaut une jolie réaction. Démangeaisons, rougeurs… à l’endroit exact des électrodes, deux tâches rouges. Après, il suffit que je recolle un électrode pour me gratter. Je ne sais pas si je fais une allergie au gel des électrodes ou si la stimulation électrique continue peut être « inflammatoire » mais toujours est-il que je n’ai pas pu le réutiliser pendant un troisième cycle.

Disons que la promesse est tenue, mais l’appareil est générateur de trop d’inconfort pour le bénéfice que j’en retire. Ce qui est bien dommage car l’idée est miraculeuse !
Notez aussi que le kit de départ coûte 160€ ce qui est un investissement. Cela dit, je suis consciente que de nombreuses femmes sont prêtes à le payer pour ne plus subir ces douleurs.

Pas pour moi donc, mais l’appareil est bel et bien fonctionnel et soulage !

 

– Mathilde

 

*Disclaimer – Cet article a été rédigé suite à l’envoi du produit par la marque, sans que cela n’altère la sincérité de son contenu. Je ne représente aucunement la marque et mes propos n’engagent que moi.

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1 commentaire

  1. Salut Mathilde,

    J’avais lu pas mal de témoignages positifs sur Livia, et comme j’ai des douleurs intenses ( je ne prends pas la pillule ni autre moyen de contraception), je m’étais dit que peut être ce serait soulagé…. J’ai investi, je l’ai reçu, et là grosse déception, comme pour toi, les chatouillis sont plutôt très désagréables voire me créent des crampes / contractions si je me baisse ou fait un mouvement où mon ventre se retrouve « plié ». Je me suis quand même « forcée » à le garder pour voir si ça pourrait quand même soulager la douleur, mais non, j’ai du prendre un cachet et en plus les démangeaisons sont devenues trop gênantes.
    En bref, je regrette mon achat 🙁 Certainement que chacune réagit différemment mais j’avais des attentes et suis finalement très déçue (et fauchée ! haha)

    Voilà, donc même réaction, pour celles qui souhaitent l’acquérir, je conseille de pouvoir peut être l’emprunter et l’essayer avant d’investir, car le miens va finir au fond du placard….

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